Le 8 mai célèbre la victoire des Alliés sur le nazisme, la fin d’un monde d’oppression, le retour à la liberté et célèbre la mémoire des combattants. Parmi eux, des femmes engagées dans la Résistance, souvent oubliées des récits officiels mais dont la force et le courage ont été décisifs. Elles ont agi sans y être autorisées, souvent sans s’autoriser elles-mêmes à imaginer qu’elles en étaient capables. Et pourtant !

Elles ont transmis des messages, caché des armes, sauvé des vies. Elles ont été des saboteuses, des héroïnes anonymes, des Justes.

Les résistantes ne se savaient pas héroïnes. Elles n’avaient pas été préparées à s’imposer, à décider, à diriger ou même à désobéir. Elles ne manquaient ni de courage, ni de volonté mais le front, l’uniforme, les armes étaient « une affaire d’hommes ».

80 ans plus tard, de nombreuses femmes contemporaines, en particulier les avocates, doutent encore de leur légitimité à diriger, à oser, à s’imposer. Dans un monde libéral où la méritocratie est censée primer, les avocates sont confrontées à un autre type de combat, beaucoup moins dangereux, plus silencieux, moins éclatant, aux chaînes moins papables : un plafond de verre mental. Pour un grand nombre d’entre elles, comme pour leurs aïeules, il s’est glissé dans leur quotidien, leurs doutes, leur discours intérieur qui freinent l’ambition et limitent la progression…

Retrouvez l’intégralité de la tribune d’Anne Bassi et de Yoann Taïeb publiée le 8 mai sur le site de Décideurs Juridiques

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