Les financiers ont pris l’habitude de bricoler des acronymes pour mettre en lumière une tendance ou regrouper les valeurs en vogue de la cote qu’il faut privilégier dans les portefeuilles.

En 2001, Jim O’Neill, économiste chez Goldman Sachs, évoque pour la première fois dans une note l’acronyme BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Entrée dans l’OMC la même année, la Chine est alors à l’aube d’une croissance spectaculaire reposant sur ses exportations, l’Inde se fait peu à peu une place au soleil grâce à la force de sa matière grise (Bangalore). Quant au Brésil et à la Russie, l’envolée des cours des matières premières va leur apporter des ressources financières conséquentes au cours de ces années-là. Jim O’Neill avait vu juste et les BRIC deviennent à la mode dans les salles de marché. En 2008, Etats-Unis et Europe plongent dans la plus grave crise financière depuis 1929. Où se tournent alors les investisseurs en panique ? Vers les fonds BRIC, pardi ! […]

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