Le principe de l’actionnariat salarié répond à une aspiration ancienne faisant écho aux idées du Général de Gaulle sur la participation. En France, beaucoup de grandes entreprises ont mis en place des dispositifs mais moins de 10 % des PME ont répondu à l’appel. Pas une solution miracle mais un dispositif gagnant-gagnant pour les entreprises et les salariés.
« Nous, peuple français, nous voulons que les travailleurs capables deviennent des sociétaires, au lieu d’être des salariés ». C’est ainsi que le Général de Gaulle s’exprimait, le 14 décembre 1948, lors d’un meeting au Vélodrome d’hiver.
Le président du Rassemblement du peuple français (RPF), créé l’année précédente, vantait alors sa vision d’une société française refondée autour des principes mutualistes avec en ligne de mire la nécessaire association du travail et du capital dans les entreprises.
Marqué par les idéaux du catholicisme social (influence de l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII, 1891), de Gaulle souhaitait promouvoir auprès d’un électoral populaire une alternative au communisme triomphant au sortir de la guerre, système totalitaire sacrifiant les droits de la propriété et les libertés individuelles mais aussi au capitalisme non régulé générateur d’inégalités trop marquées entre les détenteurs du capital et ceux qui n’ont que leur force de travail à proposer. Des années plus tard, en août 1967, de Gaulle fera promulguer l’ordonnance instaurant la mise en oeuvre obligatoire de la participation dans les entreprises de plus de 100 salariés (abaissée à 50 salariés en 1990) alors que celle de janvier 1959 introduisait déjà la participation mais de manière facultative.
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