La mort dramatique du streamer Jean Pormanove, qui avait acquis une notoriété sur la plateforme Kick, interroge sur le laxisme des réseaux sociaux. Des mesures peuvent être prises pour éviter autant que possible que de nouveaux drames de ce type ne se répètent à l’avenir.
Un constat s’impose avec la mort du streamer Jean Pormanove : les réseaux sociaux sont nocifs, comme la cigarette ou l’alcool. Mais contrairement à ces derniers, ils ne sont presque pas encadrés et leurs dangers restent sous-estimés.
Dans ce drame, les responsabilités sont multiples : ses « amis » qui ont exploité ses failles physiques et psychologiques, les spectateurs qui ont payé pour voir sa souffrance, la plateforme Kick qui n’a jamais réagi et les instances de l’Etat qui n’ont jamais su mettre fin à ces dérives. [NDLR : la mort de Jean Pormanove « n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers », a communiqué le parquet].
Ce n’est pas seulement la mort d’un streamer. C’est l’échec d’une société qui accepte que la souffrance devienne un divertissement banal. Que penser d’un monde où la torture devient spectacle, accessible en deux clics, et où des adolescents payent pour applaudir la destruction d’un être humain ? […]
Retrouvez l’intégralité de la tribune de notre consultant senior Yoann Taïeb sur le site des Echos.
Retrouvez également sa tribune dans l’hebdomadaire Marianne autour du même sujet.
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