Directeur général de Fargo-Sachinka, Cyril Rocca nous dévoile son rôle, son parcours et sa vision du secteur du Private Equity. Un marché où les opérations n’ont cessé de gagner en complexité au cours des quinze dernières années.

Quel est ton rôle chez Fargo-Sachinka ?
J’accompagne les clients dans la conception et la mise en œuvre de leur stratégie de communication. Cela implique notamment un travail de réflexion sur leur identité, la concurrence et leur promesse, en vue de créer ou consolider leur plateforme de marque. Les outils permettant d’améliorer la notoriété et l’image sont variés : les relations médias, les classements professionnels (ou rankings), le media training … Ces outils doivent être complétés selon les objectifs de ciblage.
Ma fonction de directeur général implique également un rôle de coordination au sein de l’agence. Je me retrouve bien souvent à la croisée des relations avec les journalistes et nos consultants. Avec désormais un peu de recul, je constate avec plaisir le chemin réalisé par nos équipes auprès des clients.
Être régulièrement avec ces derniers est indispensable compte tenu de l’évolution des marchés et c’est ce qui m’intéresse : prendre le temps de comprendre leur matière et les enjeux auxquels ils doivent faire face. Comprendre leur écosystème me permet de les accompagner pendant plusieurs années et de tisser une relation de longue durée. C’est une chance de pouvoir conseiller des professionnels aux expériences passionnantes. Ils sont de véritables aventures humaines.
En quelques mots, ton parcours avant d’arriver chez Fargo-Sachinka ?
Après une formation universitaire touchant à l’économie et au droit (filière AES) puis une première expérience en entreprise en Angleterre en lien avec le monde diplomatique, je suis revenu en France en 2007. J’ai alors intégré un fonds d’investissement pour m’occuper de projets transversaux, en particulier ceux liés au marketing et à la communication. En 2012, j’ai eu l’opportunité de rejoindre Sachinka en tant que consultant pour y développer principalement les activités de relations médias et de classements/rankings notamment pour les acteurs de la sphère juridique. C’est la pluralité, la technicité et l’influence des sujets en lien avec le droit dans de nombreux secteurs d’activité qui m’ont convaincu de rejoindre l’agence créée par Anne Bassi.
Quel regard portes-tu sur le marché du Private Equity ?
Il y a plusieurs marchés dans ce marché. Traditionnellement, c’est un marché segmenté selon la taille des opérations (large cap vs middle/small cap) composé d’acteurs avec des stratégies d’investissement différentes. Mais il y a aussi un marché sectoriel avec notamment la création de fonds dédiés, comme il y a quelques années dans les domaines de la santé, de la tech/innovation, de l’impact ou plus récemment pour les semi-conducteurs, ce qui permet de favoriser le développement de secteurs et d’écosystèmes.
En 15 ans, j’ai particulièrement remarqué la présence grandissante du droit de la concurrence. Les opérations sont de plus en plus complexes, nécessitant certaines validations au préalable de la part des autorités de la concurrence. Il y a aussi plus d’opérations incertaines car ces autorités exigent parfois des engagements, voire interdisent des transactions. Cette même tendance se retrouve aujourd’hui pour les dossiers de midcap et upper midcap où des prises de participation minoritaires nécessitent dans certains pays (Allemagne, Brésil etc.) l’accord des autorités locales. Au-delà de ces opérations de private equity / de M&A, j’observe également une augmentation d’affaires d’entente sanctionnées par des amendes dont certaines exposent notamment des fonds d’investissement, ce qui a des conséquences directes en termes de communication, que ce soit auprès des équipes internes, des LPs, des partenaires et du marché.
Enfin, la tendance des sociétés de gestion au regroupement et l’ouverture du secteur du capital-investissement aux particuliers sont deux enjeux passionnants qui auront des impacts à très court terme sur le positionnement des structures et donc sur l’évolution de leur marque.
Découvrez d’autres actualités
Diana Kostova : « Si une entreprise ne raconte pas son histoire, quelqu’un d’autre le fera à sa place »
Au sein de l'agence de communication Fargo-Sachinka, Diana Kostova accompagne au quotidien ses clients, qu’ils soient issus des univers de l’asset management, du patrimoine et private equity ou du secteur du droit. Les acteurs internationaux représentent près de la moitié de son portefeuille.